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	<title>ECO DES PAYS DE SAVOIE</title>
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	<description>L&#039;actu économique hebdomadaire des entreprises et des collectivités</description>
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		<title>Sommaire n°20 &#8211; 17 mai 2013</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 17:49:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sommaire]]></category>

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		<description><![CDATA[ZOOM Transports par câble : c’est dans l’air ou c’est du vent ? ACTUALITÉS En bref, l’actualité économique des Pays de Savoie Interview de Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais L’Agence Future remodèle son avenir RH solutions sous des vents porteurs Agisens, incubateur d’innovation sociale Sodeva TDS : une offre qui tranche sur le marché La Banque populaire des Alpes, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><img class="alignright size-full wp-image-4252" alt="2013_eco20" src="http://www.ecosavoie.fr/wp-content/uploads/2013/05/2013_eco20.jpg" width="170" height="198" />ZOOM</h4>
<ul>
<li>Transports par câble : c’est dans l’air ou c’est du vent ?</li>
</ul>
<h4>ACTUALITÉS</h4>
<ul>
<li>En bref, l’actualité économique des Pays de Savoie</li>
<li>Interview de Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais</li>
<li>L’Agence Future remodèle son avenir</li>
<li>RH solutions sous des vents porteurs</li>
<li>Agisens, incubateur d’innovation sociale</li>
<li>Sodeva TDS : une offre qui tranche sur le marché</li>
<li>La Banque populaire des Alpes, les pieds sur terre</li>
</ul>
<h4>VIE PUBLIQUE</h4>
<ul>
<li>Chambéry : fin 2015, la gare entrera dans une nouvelle dimension</li>
<li>En bref</li>
</ul>
<div style="background-color: #f0f0f0; padding: 1px 15px 15px 15px; margin-right: 190px;">
<h4>DOSSIER<br />
Santé : En Pays de Savoie, l’union devra faire la force</h4>
<p>À la faveur de la publication du nouveau schéma régional d’organisation des soins (SROS), en juillet dernier, Savoie et Haute-Savoie ont vu les grandes orientations, décidées il y a plusieurs années en matière d’offres de soins, confirmées pour les cinq prochaines années. Après des investissements massifs, tant dans le public que le privé, l’heure est à la mise en synergie des moyens existants. Et à la résolution de situations qui restent problématiques, par exemple en Tarentaise ou dans la vallée de l’Arve.
</p></div>
<h4>MACRO-ECO</h4>
<ul>
<li>Le management participatif, fondement de la compétitivité</li>
</ul>
<h4>LIBRES PROPOS</h4>
<ul>
<li>Maître Yoda et les sept péchés capitaux</li>
</ul>
<h4>ILS CRÉENT, ILS INNOVENT, ILS DÉVELOPPENT</h4>
<h4>ECO &#038; VOUS</h4>
<ul>
<li>Un film sur le CNR ? Quel programme !</li>
<li>Aventure transmédia pour Mandrin</li>
<li>Agenda des sorties</li>
</ul>
<h4>LIBRES PROPOS</h4>
<ul>
<li>Formation professionnelle : aller plus loin</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Edito n°20 &#8211; Des valeurs en trompe-l’œil</title>
		<link>http://www.ecosavoie.fr/edito-n20-des-valeurs-en-trompe-loeil/</link>
		<comments>http://www.ecosavoie.fr/edito-n20-des-valeurs-en-trompe-loeil/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 May 2013 16:51:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Veyret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>

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		<description><![CDATA[J’avoue ne pas bien comprendre le réflexe quasi pavlovien de l’opposition à réclamer systématiquement la démission de tel ou tel ministre chaque fois qu’il y a un bug gouvernemental quelque part, ce qui équivaudrait à une valse quotidienne d’éminences ! Je confesse aussi mon embarras à entendre les ténors de l’UMP s’époumoner à exiger un [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="cspc-trans-header-wrap" class="cspc-wrapper">
<div id="cspc-header"><img class="alignright" title="Alain Veyret" alt="" src="../wp-content/uploads/2010/07/AV_vignette.jpg" width="115" height="105" /></p>
<p>J’avoue ne pas bien comprendre le réflexe quasi pavlovien de l’opposition à réclamer systématiquement la démission de tel ou tel ministre chaque fois qu’il y a un bug gouvernemental quelque part, ce qui équivaudrait à une valse quotidienne d’éminences ! Je confesse aussi mon embarras à entendre les ténors de l’UMP s’époumoner à exiger un remaniement ministériel chaque fois qu’une statistique en berne sanctionne l’impasse économique dans laquelle on s’est fourré, ce qui équivaudrait à une valse d’exécutif au moins hebdomadaire ! Un remaniement n’aurait de sens que si on change de cap, ce que l’Élysée exclut formellement. À défaut, cela ne servirait qu’à donner un répit et de l’air à une équipe à bout de souffle.</p>
<p><span id="more-4380"></span></p>
<h4>Cessons de vouloir véhiculer des valeurs qui n’en sont plus.</h4>
</div>
<div id="cspc-content" style="clear:left;">
<div id="cspc-column-0" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:0%;width:48.5%;overflow:hidden;">
<p>Que Manuel Vals ait mis plus de réactivité et de vigilance à contenir les débordements des familles lors des “manifs pour tous” que pour juguler les ultras du PSG et les casseurs professionnels sur la place du Trocadéro, c’est une évidence que chacun a pu constater devant les violences, les exactions et les dégâts. Mais exiger une énième démission n’est pas sérieux, l’attaque politique s’avère si disproportionnée qu’elle en ferait même oublier la faute “professionnelle” du ministre. Si on avait dû faire sauter tous les ministres de l’Intérieur qui ont laissé un quartier en désolation après les émeutes de rues mal contrôlées, la longévité ministérielle de ceux-ci aurait été sacrément écourtée !</p>
<p>Au-delà de ce jeu politique, quelque peu dérisoire et puéril, on peut se poser le problème de la place du sport professionnel en général, du foot en particulier, ainsi que des valeurs et de l’image qu’il véhicule.</p>
<p>À constater le tintamarre et la focalisation médiatiques orchestrés autour du club de la capitale, en l’occurrence le PSG, bien des interrogations se font jour. Pour gagner du temps, convenons d’entrée qu’il est bien loin celui où le sport de compétition faisait partie intégrante d’une éducation équilibrée, du “mens sana in corpore sano” des philosophes, de «l’essentiel est de participer» du baron de Coubertin. Dès que l’on atteint aujourd’hui un certain stade, (sans jeu de mot) vite franchi, la compétition n’est plus sportive, mais devient spectacle avec tous les travers et les excès du show-biz. À telle enseigne que lorsqu’un entraîneur d’équipe de foot demande à ses joueurs de soigner la Coupe de France, ils se précipitent chez leurs coiffeurs pour d’improbables exercices capillaires !</p>
<p>Les bonnes vieilles valeurs sportives traditionnelles du dépassement de soi, du goût de l’effort, de l’altruisme, du sens de l’équipe ou du fair-play, paraissent aujourd’hui bien ringardes. La logique du spectacle, du pognon et de la médiatisation règne désormais en maître au plus haut niveau, celui vers lequel le spectateur regarde, celui auquel les jeunes aspirent et souvent les parents avec. Énorme miroir aux alouettes qui fera toujours plus de déçus que d’élus, tourneboulant les têtes, gommant les échelles de valeurs, y compris pécuniaires, poussant aux surenchères de tricheries, de dopage, de trucages, de coups bas, d’arrogance, de machisme et j’en passe.</p>
<p>Il semble qu’avec l’irruption du PSG “new-look”, on ait encore franchi une étape vers l’absurdie. Voilà, paraît-il, enfin le club que la capitale française attendait : un président qatari, des capitaux en pétro-dollars arabe illimité, un entraîneur italien, un attaquant vedette vrai faux Suédois, flanqué d’Italiens, d’une kyrielle d’Africains, d’un gardien de but sud-américain. À vrai dire, fort peu de Titis montmartrois ou d’enfants de Belleville ou même de banlieusards. Le tout arrosé de millions et de salaires mensuels à 6 chiffres pour pousser un morceau de cuir dans un filet sans que cela n’émeuve grand monde, quand, à seulement 5 chiffres, un salaire patronal scandalise les bonnes âmes.</p>
</div>
<div id="cspc-column-1" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:3%;width:48.5%;overflow:hidden;">
<p>Que dire encore des écarts de langage, des excès de comportements de ce petit monde de divas capricieuses et de cabots éblouis par les caméras ! Que dire également des hordes sauvages qui se forment dans leur sillage, à l’intérieur des stades comme à l’extérieur ! Des escadrons entiers de CRS qu’il faut mobiliser à chaque match un peu chaud ! La couleur du maillot ? Le blason de la ville ? L’emblème du drapeau ou de l’écharpe ? Bien peu s’en soucient, seul compte le chèque qu’ils perçoivent. Une année là, la suivante à l’autre bout de l’Europe. Le club réussit : c’est bon à prendre, la prime aussi ; le club coule, pas grave, demain, nos mercenaires modernes taperont dans un ballon allemand, anglais ou turc ! Bien peu de clubs investissent dans un véritable centre de formation éducatif. Toute la logique du système veut des stars, des droits TV, des caméras, des buts et des stades pleins. Exactement la même logique que pour le cinéma.</p>
<p>Si le monde footballistique pousse le système à son paroxysme, les autres sports ne sont ou ne veulent pas être en reste, le cyclisme a ses tares décidément indélébiles, le basket court après un modèle nord américain, le hand a aussi terni ses médailles, quant au monde de l’ovalie, il rattrape à grandes enjambées les travers de celui du ballon rond.</p>
<p>Alors réaliste, il faut l’être, nous n’arrêterons pas cette course pourtant dérisoire où un émirat s’achète l’emblème de la tour Eiffel pour assurer une audience à ses chaînes, où l’on vend le brushing d’un Beckham beaucoup plus que l’efficacité de son jeu. Prenons donc cette pratique pour ce qu’elle est : du grand spectacle qui fait rêver, avec ses chefs-d’œuvre et ses navets. Mais cessons de vouloir véhiculer des valeurs qui n’en sont plus et de porter au pinacle devant notre jeunesse des exemples en trompe-l’œil.</p>
<p>Du spectacle, soit. (Je ne crache d’ailleurs pas dessus et je supporte mon équipe depuis 50 ans). Un star-system, soit. Mais qui doit se suffire à lui-même et surtout ne pas faire appel à l’argent des contribuables qui n’a rien à y faire.</p>
<p>Alain Veyret</p></div>
<div style="clear:left;"></div>
</div>
</div>
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		<title>Sommaire n°19 &#8211; 10 mai 2013</title>
		<link>http://www.ecosavoie.fr/sommaire-n19-10-mai-2013/</link>
		<comments>http://www.ecosavoie.fr/sommaire-n19-10-mai-2013/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 May 2013 16:38:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sommaire]]></category>

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		<description><![CDATA[ACTUALITÉS En bref, l’actualité économique des Pays de Savoie Interview : Hervé Gaymard, président du Conseil général de la Savoie «Savoie – Haute-Savoie, une fusion plus que jamais d’actualité» La biennale du développement durable en montagne fait salles combles ATMB : la crise freine le trafic mais pas les ambitions VIE PUBLIQUE Conseil de la montagne : un nouveau premier [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><img class="alignright size-full wp-image-4252" alt="2013_eco19" src="http://www.ecosavoie.fr/wp-content/uploads/2013/05/2013_eco19.jpg" width="170" height="198" />ACTUALITÉS</h4>
<ul>
<li>En bref, l’actualité économique des Pays de Savoie</li>
<li>Interview : Hervé Gaymard, président du Conseil général de la Savoie<br />
<em>«Savoie – Haute-Savoie, une fusion plus que jamais d’actualité»</em></li>
<li>La biennale du développement durable en montagne fait salles combles</li>
<li>ATMB : la crise freine le trafic mais pas les ambitions</li>
</ul>
<h4>VIE PUBLIQUE</h4>
<ul>
<li>Conseil de la montagne : un nouveau premier de cordée</li>
</ul>
<div style="background-color: #f0f0f0; padding: 1px 15px 15px 15px; margin-right: 190px;">
<h4>DOSSIER<br />
Mécénat et sponsoring :<br />
la thésaurisation par l’image</H4><br />
Les banques sont des acteurs majeurs du mécénat culturel et du sponsoring sportif. Toutes ne donnent cependant pas de la même manière, répondant chacune à des politiques propres. Il y celles qui “arrosent” largement, y compris dans l’hyper local, celles qui privilégient les grandes causes ou celles qui sélectionnent les actions plus “rentables” en termes d’image. L’objectif recherché est quant à lui commun : il s’agit d’accroître sa notoriété et de se valoriser.
</div>
<h4>ÉCO&#038;VOUS</h4>
<ul>
<li>Art contemporain : Marc Desgrandchamps, entre figuratif et abstrait</li>
</ul>
<h4>Libre propos</h4>
<ul>
<li>Vive l’investisseur “citoyen” ! </li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Edito n°19 &#8211; La singulière planète savoyarde</title>
		<link>http://www.ecosavoie.fr/edito-n19-la-singuliere-planete-savoyarde/</link>
		<comments>http://www.ecosavoie.fr/edito-n19-la-singuliere-planete-savoyarde/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 May 2013 16:34:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Veyret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>

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		<description><![CDATA[S’il y a des extraterrestres en France, probable que la plupart résident en Pays de Savoie. Sans doute aiment-ils à respirer l’air pur de nos montagnes, sans doute aussi sont-ils nombreux à apprécier les pentes enneigées de nos stations. Toujours est-il que, malgré un calendrier de vacances scolaires défavorable, pour ne pas dire ridicule, les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="cspc-trans-header-wrap" class="cspc-wrapper">
<div id="cspc-header"><img class="alignright" title="Alain Veyret" alt="" src="../wp-content/uploads/2010/07/AV_vignette.jpg" width="115" height="105" /></p>
<p>S’il y a des extraterrestres en France, probable que la plupart résident en Pays de Savoie. Sans doute aiment-ils à respirer l’air pur de nos montagnes, sans doute aussi sont-ils nombreux à apprécier les pentes enneigées de nos stations. Toujours est-il que, malgré un calendrier de vacances scolaires défavorable, pour ne pas dire ridicule, les vacances de Pâques se retrouvant pour certains, un mois et demi après la fête, les statistiques de fréquentation, tant en nuitées qu’en sièges de remontées mécaniques, vont faire apparaître d’excellents chiffres.<br />
<span id="more-4369"></span></p>
<h4>Depuis le temps que l’on parle de cette fusion sans la voir il serait temps de passer aux actes et de la faire.</h4>
</div>
<div id="cspc-content" style="clear:left;">
<div id="cspc-column-0" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:0%;width:48.5%;overflow:hidden;">
En hausse sur l’année précédente, elle-même millésime remarquable ! Et on le sait, quand la neige tombe en abondance sur les sommets, comme ce fut le cas cet hiver, et que les skieurs sont là, ce fut le cas aussi, elle fond ensuite en commandes dans les vallées, irriguant tout un tissu économique d’artisans et d’acteurs du BTP, surdimensionné pour l’occasion.</p>
<p>Pour autant, nos extraterrestres ne campent pas uniquement sur les hauteurs et tous ne sont pas en combinaison rouge, ni en gilet et nœud papillon noirs derrière la banque d’accueil des hôtels étoilés, on en trouve aussi d’industrieux qui s’agglutinent à altitude plus basse, autour d’enseignes dont la notoriété rayonne sur la France entière et même au-delà, elles ont pour nom Somfy, Sopra, Areva, NTN-SNR, Salomon, Tefal, Évian, Ugitech, Tivoly ou Maped, Mecalac ou PSB, Alpina, ST Dupont, Entremont, Folliet, Aixam ou Routin, liste essentiellement industrielle dont la densité étonne plus d’un observateur parisien en goguette. Mais pourtant non exhaustive, on pourrait même en ajouter une autre, celle des services, tout aussi impressionnante avec les Jean Lain, et les gros du macadam, Bourgey-Montreuil, SATM, Dupessey, Pedretti ou CSD, les grands régionaux du commerce, Provencia ou Botanic, les savoyards de la finance, Crédit agricole en tête, Laydernier, Banque de Savoie ou Crédit mutuel, sans oublier les spécialistes de la santé, le foisonnement du thermalisme et de son corollaire… les casinos !</p>
<p>Ils sont décidément forts, ces extraterrestres : autant de PME, diversifiées, de bonne taille et le plus souvent largement exportatrices, sur un si petit territoire, c’est déjà plus que bizarre et pourtant, après avoir atterri sur les hauteurs, occupé les fonds de vallée et colonisé les plaines et les bords de lacs, nos envahisseurs extraterrestres ont encore deux faits d’armes à leur actif. De la vallée de l’Arve, ils ont fait une citadelle étonnante, à la densité et au savoir-faire inégalable et globalement inégalé, installant des tas de machines et de robots extraordinaires importés de leur planète, fabriquant toutes sortes de pièces en métal, en plastique, en matériaux composites, tellement étonnantes que l’on ne sait même pas à quoi cela peut bien servir et pourtant, tous ces petits morceaux ciselés sont, paraît-il, indispensables à la vie des Terriens.</p>
<p>Enfin, pour achever ce singulier panorama, il faut encore remarquer, aux confins de la limite avec le territoire helvète, la prolifération relativement récente d’une branche particulière d’extraterrestres qui a fait souche en provenance de toutes les galaxies, ceux-là ont la particularité migrante d’être la nuit en Pays de Savoie et le jour “sur” Suisse.
</p></div>
<div id="cspc-column-1" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:3%;width:48.5%;overflow:hidden;">
Tout ceci pour expliquer que, si vous regardez une carte dans un atlas, les Pays de Savoie apparaissent bien à l’intérieur des frontières hexagonales de la République. Mais si vous ouvrez un livre d’histoire, il débutera par <em>«nos ancêtres les Allobroges…»</em>, pour arriver dix-huit siècles plus tard à un duché, qui rejoindra la France de Napoléon III, la fête du Lac à Annecy perpétue toujours la visite impériale à cette occasion. Français donc sont bien les Savoyards, mais qu’ils soient de souche ou d’importation, les habitants des Pays de Savoie restent ou deviennent empreints d’un caractère quelque peu différent de la France jacobine et assistante qui les a absorbés, d’où une économie, un niveau et un mode de vie atypique au regard de bien d’autres régions françaises.</p>
<p>Après l’atlas et le livre d’histoire, pour vous en persuader, consultez la huitième édition des “Pays de Savoie en chiffres” que la rédaction d’<em>Éco</em> vient de sortir. Sans nier les difficultés, ni la conjoncture, 156 pages de chiffres et de statistiques démontrent que les extraterrestres ont fait, des Pays de Savoie, l’une de leurs terres de prédilection.</p>
<p>Aussi, je ne peux que souscrire une fois encore aux propos d’Hervé Gaymard qui voit dans un rapprochement de la Savoie et de la Haute-Savoie <em>«une fusion plus que jamais d’actualité»</em>. Mais si sympathique que sont Arles et sa célèbre Arlésienne, ni l’un ni l’autre ne sont en Pays de Savoie et, depuis le temps que l’on parle de cette fusion sans la voir, il serait temps de passer aux actes et de la faire. De préserver chez nous ce qu’il y a à préserver, de développer ce qu’il y a à développer et à pouvoir transmettre ce qu’il y a à transmettre : nos sites, nos entreprises, nos valeurs.</p>
<p>Dans la France fatiguée d’aujourd’hui, les extraterrestres savoyards ont encore la force de démarquer leur destin, ils en ont aussi la volonté, leur vitalité le prouve, qu’on leur donne un peu de moyens !<br />
Alors des actes, s’il vous plaît !</p>
<p>Alain Veyret</p></div>
<div style="clear:left;"></div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sommaire n°18 &#8211; 3 mai 2013</title>
		<link>http://www.ecosavoie.fr/sommaire-n18-3-mai-2013/</link>
		<comments>http://www.ecosavoie.fr/sommaire-n18-3-mai-2013/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 May 2013 17:19:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sommaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ecosavoie.fr/?p=4352</guid>
		<description><![CDATA[Actu Industrie : Trez “dézingue” les obstacles SkiDebrief :Val d’Isère, le rendez-vous incontournable des acteurs de la montagne 8 Mont-Blanc veut se développer à haut débit La Caisse d’épargne Rhône Alpes accélère son développement CCI 74 création d’entreprise : «Nous devons être beaucoup plus vigilants» Vie publique Grésy-sur-Aix maîtrise son rythme de croissance Macro-éco Le service client [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><img class="alignright size-full wp-image-4252" alt="2013_eco18" src="http://www.ecosavoie.fr/wp-content/uploads/2013/05/2013_eco18.jpg" width="170" height="198" />Actu</h4>
<ul>
<li>Industrie : Trez “dézingue” les obstacles</li>
<li>SkiDebrief :Val d’Isère, le rendez-vous incontournable des acteurs de la montagne</li>
<li>8 Mont-Blanc veut se développer à haut débit</li>
<li>La Caisse d’épargne Rhône Alpes accélère son développement</li>
<li>CCI 74 création d’entreprise : <em>«Nous devons être beaucoup plus vigilants»</em></li>
</ul>
<h4>Vie publique</h4>
<ul>
<li>Grésy-sur-Aix maîtrise son rythme de croissance</li>
</ul>
<h4>Macro-éco</h4>
<ul>
<li>Le service client et les centres d’appels</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Edito n°18 &#8211; Encore quatre années !</title>
		<link>http://www.ecosavoie.fr/edito-n18-encore-quatre-annees/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 17:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Veyret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est peut-être pour cela que certains réclament l’avènement d’une “VIe République”, mais de mémoire de “Ve”, on n’avait jamais vu un Président de la République aussi carbonisé en aussi peu de temps. Jamais on n’a vu la presse, de gauche comme de droite, rivaliser de créativité féroce pour qualifier l’hôte de l’Élysée et sa politique. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="cspc-trans-header-wrap" class="cspc-wrapper">
<div id="cspc-header"><img class="alignright" title="Alain Veyret" alt="" src="../wp-content/uploads/2010/07/AV_vignette.jpg" width="115" height="105" /></p>
<p>C’est peut-être pour cela que certains réclament l’avènement d’une “VIe République”, mais de mémoire de “Ve”, on n’avait jamais vu un Président de la République aussi carbonisé en aussi peu de temps. Jamais on n’a vu la presse, de gauche comme de droite, rivaliser de créativité féroce pour qualifier l’hôte de l’Élysée et sa politique. Jamais vu non plus, en si peu de temps, une telle dégringolade dans les sondages.<br />
<span id="more-4354"></span></p>
<h4>N’ayant pas, comme mes collègues allemands, choisis clairement une voie, alors je louvoie.</h4>
</div>
<div id="cspc-content" style="clear:left;">
<div id="cspc-column-0" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:0%;width:48.5%;overflow:hidden;">
<p>Il ne resterait plus qu’un Français sur quatre à lui faire crédit au point que, si l’élection avait lieu ces jours-ci, le candidat socialiste ne franchirait même pas le premier tour et que tous les cas de figure verraient son adversaire honni l’emporter largement au second (dixit une enquête BFMTV) !</p>
<p>Pourquoi un tel discrédit, inédit sous la Ve République ? Même le général de Gaulle pris dans la tourmente du printemps 68, après avoir sauvé à un siège près sa majorité un an plus tôt, n’avait pas connu pareil jugement public et médiatique. À telle enseigne qu’aujourd’hui certains prévoient un “mai 1968 à l’envers”. La situation objective de 2013 est sans doute plus grave que celle de mai 1968. À l’époque, il s’agissait essentiellement d’une révolte politique d’une jeunesse se sentant corsetée dans les valeurs quantitatives de la génération au pouvoir, issue de la fin de la guerre. Sans être dorée, cette jeunesse avait les poches pleines, ou la perspective de les remplir, l’économie en avait sous le pied. Même le choc pétrolier de 1974 n’arrêtera que très momentanément son développement. Il faudra 1981 et l’élection de François Mitterrand pour en casser, sinon les ressorts, du moins les fondamentaux avec l’apparition d’un chômage chronique et de déficits structurels qui n’ont fait que gonfler depuis.</p>
<p>Le péché originel de la gauche française date de là. Alors que les socialistes allemands ont abandonné leurs oripeaux marxistes dès 1959, à leur congrès “refondateur” de Bad Godesberg, en acceptant les règles de l’économie de marché, leurs homologues français en sont toujours à vouloir tout régenter, à prôner la lutte des classes et à pourchasser entrepreneurs et banquiers. Quand les socialistes allemands ont gravé dans le marbre leur désormais célèbre devise “L’État autant que nécessaire, l’économie autant que possible”, les socialistes français ne jurent que par un État dont l’infaillibilité serait aussi indiscutable que celle du pape !</p>
<p>Mitterrand comme Hollande ont fait naître des utopies aussi irréalistes dans les faits que tenaces dans les esprits formatés aux vieilles lunes. Les déceptions induites se retrouvent à la hauteur des espérances follement suscitées, les frustrations et les réactions n’en sont que plus violentes. Lorsque les critères manquent ou s’avèrent contradictoires pour opérer sûrement un classement adéquat, on appelle la métaphore de la chauve-souris à la rescousse : «Voyez mes ailes, je suis oiseau ; voyez mes poils, je suis souris», en fait ni l’un, ni l’autre. Cette ambiguïté latente conviendrait admirablement à faire de la chauve-souris l’animal totémique des socialistes hexagonaux.</p>
<p>Par penchant naturel, François Hollande serait plutôt à classer dans la catégorie sociodémocrate eurocompatible : le voilà oiseau prenant de la hauteur sur les choses, mais par indécision, prisonnier de ses phobies comme de son bréviaire marxisant, le voilà souris, furtif et méfiant au ras du sol.
</p></div>
<div id="cspc-column-1" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:3%;width:48.5%;overflow:hidden;">
Alors, pour se diriger entre ses deux instincts, François Hollande se fie à un sixième sens spécifique à la chauve-souris : son sonar, qu’il appelle “son cap”, fait de zigzags saccadés. S’engage-t-il dans une direction, prend-il une décision que le bruit provoqué l’effraie, il corrige donc sa trajectoire pour compenser et ainsi de suite : je prône la réduction des dépenses, mais je commence par en créer de nouvelles ; un coup je supprime la TVA sociale, un coup je la rétablis ; je prétends épargner les classes moyennes, mais je les matraque ; je sauverai contre vents et marées Florange, Petroplus ou Aulnay, puis je m’en désintéresse ; un coup j’accorde aux maires une clause de conscience au sujet du mariage pour tous, le lendemain je la supprime ; un coup je laisse circuler l’idée d’une amnistie syndicale, puis je m’y oppose ; je joue les chefs de guerre et félicite l’armée, mais je m’apprête à la réduire de 25 000 hommes ; cette semaine encore je déclare une foi toute neuve dans les valeurs de l’entreprise, le soir même et le lendemain je laisse mon ministre, dit du Redressement productif, froisser les entrepreneurs à deux reprises. N’ayant pas, comme mes collègues allemands, choisis clairement une voie, alors je louvoie : un coup à droite alors je donne des gages à la gauche, un coup à gauche alors je compense à droite. C’est malin ! J’ai fait cela pendant dix ans à la tête du PS et ça ne m’a pas trop mal réussi, non ?</p>
<p>Mais la rue de Solferino n’est pas l’Élysée et, à ce jeu-là, on ne satisfait personne, pis on mécontente tout le monde, comme le symbolise cette semaine la succession de manifestations de l’extrême gauche mélanchonienne à l’extrême droite lepéniste. Mais, à ce jeu-là surtout on perd la confiance de ses opposants, ce qui n’est pas dramatique (on ne l’a jamais eue), de ses électeurs, c’est plus grave, des indécis qui attendaient pour voir, des acteurs économiques et sociaux qui ne comprennent plus rien, des partenaires internationaux qui s’impatientent ouvertement, des ministres qui préfèrent jouer en solo, des collaborateurs qui ne savent plus quelle politique ils doivent expliquer ou défendre.</p>
<p>Ce jeu-là obère totalement les quatre années qui restent, qui vont paraître une éternité, car si François Hollande choisit la route empruntée hier par ses collègues allemands, alors il assure un boulevard à Jean-Luc Mélanchon et perd une majorité plus fragile qu’elle ne paraît, soit il persévère sur l’air du discours du Bourget et il ira de mauvais résultats en mauvais résultats, soit, comme c’est probable, il décidera de ne rien décider et de louvoyer encore et toujours.</p>
<p>Sans espoir ni confiance, quatre ans sur un quinquennat c’est long, trop long !</p>
<p>Alain Veyret</p></div>
<div style="clear:left;"></div>
</div>
</div>
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		<title>Sommaire n°17 &#8211; 26 avril 2013</title>
		<link>http://www.ecosavoie.fr/sommaire-n17-26-avril-2013/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 17:34:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sommaire]]></category>

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		<description><![CDATA[ZOOM Appellation “Savoie” : c’est du lard ou du cochon ? ACTUALITÉS En bref, l’actualité économique des Pays de Savoie Rencontre : Olivier Salaun, «J’ai eu un coup de cœur pour PSB industries» La diversification réussit au Crédit mutuel Savoie-Mont Blanc Arol Energy met les gaz Le groupe Mignola grandit de père en fils ! Ecotim fait [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><img class="alignright size-full wp-image-4252" alt="2013_eco17" src="http://www.ecosavoie.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013_eco17.jpg" width="170" height="198" />ZOOM</h4>
<ul>
<li>Appellation “Savoie” : c’est du lard ou du cochon ?</li>
</ul>
<h4>ACTUALITÉS</h4>
<ul>
<li>En bref, l’actualité économique des Pays de Savoie</li>
<li>Rencontre : Olivier Salaun, <em>«J’ai eu un coup de cœur pour PSB industries»</em></li>
<li>La diversification réussit au Crédit mutuel Savoie-Mont Blanc</li>
<li>Arol Energy met les gaz</li>
<li>Le groupe Mignola grandit de père en fils !</li>
<li>Ecotim fait flèche de tout bois</li>
<li>AD Plating : le site de Marnaz est à nouveau “dans le bain”</li>
<li>Altitudes change de mains</li>
<li>Une compétitivité en bon État ?</li>
</ul>
<h4>VIE PUBLIQUE</h4>
<ul>
<li>Veyrier-du-Lac : embarquement en vue pour la cinémathèque</li>
<li>Ugine : le parc des berges de la Chaise sur les rails</li>
</ul>
<div style="background-color: #f0f0f0; padding: 1px 15px 15px 15px; margin-right: 190px;">
<h4>DOSSIER<br />
Partenariats public-privé : un modèle qui se cherche </h4>
<p>Parfaite transparence dans les prix, incontournable solution à l’endettement des collectivités locales, disent les partisans de la formule du partenariat public-privé. Trop compliqué, trop cher, inadapté pour les PME, répondent les opposants. En Pays de Savoie en tout cas, les partenariats public-privé restent relativement peu employés. Les expériences du centre hospitalier Alpes-Léman, du centre nautique de Châtel, de l’éclairage public d’Aix-les-Bains sont pourtant plutôt bien vécues par les collectivités.</p></div>
<h4>MACRO ÉCO</h4>
<ul>
<li>La maîtrise des coûts énergétiques pour les PME</li>
</ul>
<h4>RÉGION</h4>
<ul>
<li>bpifrance, la banque publique d’investissement en Rhône-Alpes</li>
</ul>
<h4>ILS FONT L’ACTUALITÉ</h4>
<h4>ÉCO&#038;VOUS</h4>
<ul>
<li>Exposition de taille pour Livio Benedetti</li>
<li>La nature s’invite à Marignier</li>
<li>Agenda des sorties</li>
</ul>
<h4>CHRONIQUE</h4>
<ul>
<li>Immobilier : le moment de vendre ou le moment d’acheter ?</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Edito n°17 &#8211; Et maintenant ?</title>
		<link>http://www.ecosavoie.fr/edito-n17-et-maintenant/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 17:33:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Veyret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelle aubaine ! Les lois dites “sociétales” ont décidément du bon, outre qu’elles ne coûtent pas cher en termes budgétaires (sur le plan moral, c’est une autre affaire) elles se révèlent être un excellent dérivatif à l’inquiétude quotidienne des Français et aux erreurs économiques gouvernementales. Gagner quelques semaines avec le projet d’une nouvelle lessive élyséenne [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="cspc-trans-header-wrap" class="cspc-wrapper">
<div id="cspc-header"><img class="alignright" title="Alain Veyret" src="../wp-content/uploads/2010/07/AV_vignette.jpg" alt="" width="115" height="105" /></p>
<p>Quelle aubaine ! Les lois dites “sociétales” ont décidément du bon, outre qu’elles ne coûtent pas cher en termes budgétaires (sur le plan moral, c’est une autre affaire) elles se révèlent être un excellent dérivatif à l’inquiétude quotidienne des Français et aux erreurs économiques gouvernementales.<br />
<span id="more-4340"></span></p>
<h4>Gagner quelques semaines avec le projet d’une nouvelle lessive élyséenne pour laver plus blanc que blanc la classe politique.</h4>
</div>
<div id="cspc-content" style="clear:left;">
<div id="cspc-column-0" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:0%;width:48.5%;overflow:hidden;">
Depuis les calamiteuses orientations de l’été dernier, François Hollande ne pense qu’à une chose : gagner du temps et attendre les alizés d’une hypothétique reprise venant d’outre-atlantique. Le “capitaine de pédalo”, pour “tenir son cap” et s’épargner de pédaler vers des réformes douloureuses pour son camp, escomptait des vents porteurs pour la fin de cette année 2013. Las, non seulement aucun météorologue ne confirme la moindre risée à l’horizon, mais l’hypothèse de levée de forts vents défavorables est de plus en plus retenue.</p>
<p>Aussi, telle la définition de l’horizon qui voudrait qu’il s’agisse d’une ligne imaginaire qui recule au fur et à mesure que l’on avance, la reprise ne sera pas pour 2013, pas même pour 2014, peut être pour 2015. Alors, en attendant, il convient d’amuser la galerie avec des sujets bien clivants qui mobilisent l’opinion, qui rassemblent ses partisans et focalisent ses adversaires. Tous ces objectifs se retrouvant à merveille dans la “grande avancée civilisatrice et historique” que constitue le mariage gay. Voilà une affaire scabreuse et mal ficelée qui ne concernera que quelques milliers de personnes par an qui phagocytent l’ensemble de la chaîne parlementaire à un moment où le pays s’enfonce dans la récession.</p>
<p>Bien vu et bien orchestré. Toutefois, ce qui n’était peut-être pas prévu, c’est qu’au-delà d’un jeu politique tactiquement de bonne guerre, le projet choque gravement les consciences trop longtemps chloroformées par les vapeurs de la pensée unique et les relents philosophiques d’une gauche autoproclamée détentrice exclusive de valeurs morales, synonymes pour elle de “forces de progrès inéluctables”.</p>
<p>Le mariage pour tous devait tomber comme un fruit mûr, selon une évidence sociétale toute newtonienne, dans la grande corbeille des avancées égalitaires républicaines, sous les applaudissements de quelques bobos toujours prompts à s’enflammer de modernité factice. On s’attendait bien à quelques prêches d’arrière-garde de quelques ecclésiastiques dans des églises désertées et à quelques provocations de groupuscules d’extrémistes aussi incontrôlés qu’incontrôlables, témoins nostalgiques d’un temps fossilisé. Rien qu’un peu de folklore pesant bien peu face aux exubérances des gay prides irisées d’arc-en-ciel chatoyant !</p>
<p>Et voilà une fois encore le Président se prenant les pieds dans le tapis des réalités ! Du candidat “grand rassembleur du peuple de France” (tout le contraire bien sûr de son prédécesseur avide d’imposer son clan et méchant diviseur devant l’Éternel), d’un projet consensuel porté par les sondages (???), on est arrivé à braquer les consciences et à faire descendre des millions de protestataires sur le pavé de nos villes.
</p></div>
<div id="cspc-column-1" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:3%;width:48.5%;overflow:hidden;">
Qu’in fine le projet soit voté, cela ne faisait guère de doute, vu la majorité et le contexte politique, mais que l’on mette aussi peu de formes pour écouter les opposants : dix minutes pour tous les représentants des grandes religions devant une commission à peine attentive ; mépris encore en refusant de prendre en compte une pétition de 700 000 personnes ! À quoi bon parler de démocratie participative ! </p>
<p>Minorer les affluences, recevoir ostensiblement les “pro” et refuser audience aux “anti”, voter à main levée au Sénat, chambouler l’ordre du jour pour squeezer l’opposition ou encore se renier, en un week-end, en revenant sur une possible clause de conscience pour les maires… Tout cela relève-t-il des processus démocratiques tant voulus et tant vantés dans les meetings de campagne ou de pratiques claniques pourtant hier si dénoncées ?</p>
<p>Et maintenant ? La loi est votée, certes, mais pas certain que le barouf ne s’arrête pour autant. Le temps gagné par l’Élysée n’aura pas servi à grand-chose, tant les problèmes se sont accumulés avec tous les indices économiques désormais au rouge vif, tant le prix payé en termes de cohésion nationale s’avère exorbitant : en peu de semaines l’opinion s’est radicalisée, la chute de confiance s’affiche vertigineuse, sclérosant toute initiative, décrédibilisant toute tentative de rétablissement. De fait, le pouvoir ne tient plus que grâce à l’antagonisme des oppositions et aux bisbilles à la tête de l’UMP.</p>
<p>Coincé entre la gauche mélanchonienne qui joue désormais ouvertement l’échec de l’Élysée, la gauche du PS plus utopique et hors du temps que jamais et son pôle social-démocrate, impuissant et désormais coupé de l’Allemagne, François Hollande est encore condamné à faire illusion sur son cap et à gagner du temps. </p>
<p>Conjoncturellement, rien ne bougera de toutes les façons avant les élections allemandes de l’automne, il lui faut donc arriver sans trop de casse aux vacances.<br />
Une course contre la montre avec les “manifs pour tous” qui n’entendent pas désarmer et dont les motifs de protestation pourraient s’élargir à un refus global de la politique gouvernementale. Danger donc et nécessité impérative de trouver une autre piste de diversion. Cahuzac qui l’a plombée, pourrait lui faire gagner quelques semaines avec le projet d’une nouvelle lessive élyséenne pour laver plus blanc que blanc la classe politique.</p>
<p>Plus de rouge, plus de bleu, de brun ou de rose, que du blanc ! À tout prendre et à l’instar de Paul Valéry, on peut sans doute préférer aux mains blanches, celle de ceux qui n’hésitent pas à les mettre dans le cambouis pour réparer le moteur. Il en a besoin !</p>
<p>Alain Veyret</p></div>
<div style="clear:left;"></div>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Sommaire n°16 &#8211; 19 avril 2013</title>
		<link>http://www.ecosavoie.fr/sommaire-n16-19-avril-2013/</link>
		<comments>http://www.ecosavoie.fr/sommaire-n16-19-avril-2013/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 17:26:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sommaire]]></category>

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		<description><![CDATA[ACTUALITÉS En bref, l’actualité économique des Pays de Savoie Interview : Didier Bic, vice-président de l’Afmont L’Américain Polaris prend le volant d’Aixam Mega Bien chaussée, Salomon poursuit sa marche en avant Onvibois : un lancement bien charpenté Un concentré d’innovations pour Novadoz Réseau entreprendre Savoie : accompagner pour réussir Université : les deux clubs des entreprises ne font [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><img class="alignright size-full wp-image-4252" alt="2013_eco16" src="http://www.ecosavoie.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013_eco16.jpg" width="170" height="198" />ACTUALITÉS</h4>
<ul>
<li>En bref, l’actualité économique des Pays de Savoie</li>
<li>Interview : Didier Bic, vice-président de l’Afmont</li>
<li>L’Américain Polaris prend le volant d’Aixam Mega</li>
<li>Bien chaussée, Salomon poursuit sa marche en avant</li>
<li>Onvibois : un lancement bien charpenté</li>
<li>Un concentré d’innovations pour Novadoz</li>
<li>Réseau entreprendre Savoie : accompagner pour réussir</li>
<li>Université : les deux clubs des entreprises ne font plus qu’un</li>
<li>La Générale aux petits soins pour le Genevois</li>
<li>Chœur de Chaudanne monte en gamme</li>
</ul>
<h4>VIE PUBLIQUE</h4>
<ul>
<li>La Cité de la solidarité internationale prend une nouvelle dimension</li>
<li>Logement social : «il y a encore un effort à faire»</li>
<li>En bref, l’actualité des collectivités locales en Pays de Savoie</li>
</ul>
<h4>MACRO ÉCO</h4>
<ul>
<li>Bâtir l’image de marque et le discours d’une entreprise</li>
</ul>
<h4>ÉCO&#038;VOUS</h4>
<ul>
<li>Christian Capelli, en prise directe avec le kaisendo</li>
<li>Marche nordique : à bâtons rompus avec Guillaume Gagnaire</li>
<li>Agenda des sorties</li>
</ul>
<div style="background-color: #f0f0f0; padding: 1px 15px 15px 15px; margin-right: 190px;">
<h4>DOSSIER<br />
Territoires : le modèle économique savoyard au crible</h4>
<p>Le taux de chômage a très fortement augmenté en Pays de Savoie en 2012, mais reste inférieur aux moyennes régionale et nationale. Existe-t-il dès lors une exception économique savoyarde ? Pour trouver des éléments de réponse, nous vous proposons une présentation de notre économie par territoire (les sept arrondissements savoyards au sens Insee et Pôle emploi : Chablais, Genevois, Arve, Annecy, Chambéry, Tarentaise et Maurienne). Quelles leçons tirer de ce synthétique tour d’horizon ? Tout d’abord que les Savoie disposent d’avantages concurrentiels spécifiques : leurs stations qui donnent un rôle majeur au tourisme, le phénomène frontalier ou encore l’écosystème du décolletage. Mais, ce qui frappe le plus c’est la variété des secteurs d’activité qui fait la force du tissu économique. Et qui explique, avec leur qualité de vie, l’attractivité des Savoie dont la croissance démographique ne se dément pas. Mais attention. Les crises successives rappellent que le succès n’est jamais acquis.
</p></div>
<h4>LIBRES PROPOS</h4>
<ul>
<li>Innovation : agriculture et “buzinèsses younites”</li>
</ul>
<p><br /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Edito n°16 &#8211; L’envie de réussir est-elle taboue ?</title>
		<link>http://www.ecosavoie.fr/edito-n16-lenvie-de-reussir-est-elle-taboue/</link>
		<comments>http://www.ecosavoie.fr/edito-n16-lenvie-de-reussir-est-elle-taboue/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 17:25:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Chevallet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>

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		<description><![CDATA[Numéro anniversaire d’un hebdomadaire qui n’a de cesse d’informer, d’analyser les projets, les expérimentations des acteurs économiques et sociaux, Éco des Pays de Savoie vous propose une analyse socio-économique synthétique des territoires de nos départements qui montre que l’envie d’entreprendre ou l’envie de réussir animent tous les acteurs. Notre société ne valorise pas assez l’entrepreneuriat [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="cspc-trans-header-wrap" class="cspc-wrapper">
<div id="cspc-header"><img class="alignright" title="Alain Veyret" alt="" src="../wp-content/uploads/2012/07/BC_vignette.jpg" width="115" height="105" /><br />
Numéro anniversaire d’un hebdomadaire qui n’a de cesse d’informer, d’analyser les projets, les expérimentations des acteurs économiques et sociaux, Éco des Pays de Savoie vous propose une analyse socio-économique synthétique des territoires de nos départements qui montre que l’envie d’entreprendre ou l’envie de réussir animent tous les acteurs. Notre société ne valorise pas assez l’entrepreneuriat et, pour nous, c’est un devoir de mettre en lumière ces acteurs. Les Pays de Savoie ont besoin des entrepreneurs. Un entrepreneur a une passion, une vision, et il va donner tout ce qu’il a pour voir son espoir devenir réalité.<br />
<span id="more-4322"></span></p>
<h4>Beaumarchais : <em>«La difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre.»<br />
à méditer !</em></h4>
</div>
<div id="cspc-content" style="clear:left;">
<div id="cspc-column-0" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:0%;width:48.5%;overflow:hidden;">
Quand le monde est en crise, quand nous devons nous réinventer, nous avons besoin de personnes qui ont la créativité de proposer des idées, et le courage de les porter. Tout simplement parce qu’il n’est pas possible de réinventer un système sans ces personnes qui croient qu’il est possible de le changer.<br />
Il faut peut-être le rappeler : les entrepreneurs sont indispensables à la relance économique. En 15 ans, la France a perdu 500 000 emplois dans l’industrie traditionnelle. Mais parallèlement, 750 000 emplois ont été créés dans de nouveaux secteurs d’activité, tels que la téléphonie, le numérique, les énergies renouvelables, les nouvelles technologies. Il est donc important de conforter cet esprit d’entreprise. Nous devons provoquer, aux côtés du “choc de compétitivité” voulu par le gouvernement, un “choc culturel” pour faire émerger de nouveaux profils d’entrepreneurs et combler ce déficit. Autrement dit, favoriser cette appétence d’entreprendre. Entreprendre n’est ni de droite, ni de gauche ! </p>
<p>Le rapport Gallois, sur le thème de la compétitivité, a montré les failles de notre système : des entreprises sous-capitalisées, une recherche et développement pas assez développée et des salariés insuffisamment formés. Il faut également favoriser l’épargne de proximité pour renforcer le capital des entreprises, et ceci est une réalité dans les Pays de Savoie. Surtout, il faut encourager l’émergence d’une nouvelle catégorie d’entreprises, pas encore assez représentée en France contrairement à l’Allemagne, celle des entreprises de taille intermédiaire (ETI). Enfin, il faut rapprocher grandes et petites sociétés pour qu’elles puissent travailler ensemble… Les secondes ne devant pas être uniquement perçues comme sous-traitantes mais porteuses de valeur ajoutée…
</p></div>
<div id="cspc-column-1" class="cspc-column" style="display:inline-block;float:left;margin-left:3%;width:48.5%;overflow:hidden;">
Nos édiles qui nous gouvernent devraient en faire les lignes de conduite de leurs politiques. Mais plutôt que ceci, nous avons assisté à une opération de communication, le Premier Ministre, contre l’avis du président socialiste de l’Assemblée nationale, a décidé de faire publier les déclarations de patrimoine des ministres. Nous avons eu droit à ces comportements de voyeurisme, que je vomis, contre les “millionnaires ministres” ou les “petits braquets” qui n’ont pas su se créer de patrimoine. Bien qu’éloignée des préoccupations des Français, la publication de leur patrimoine a donné un aperçu instructif du profil des dirigeants politiques actuels. Leur patrimoine indique une aversion pour l’investissement dans l’entreprise (même si Michèle Delaunay dispose d’un compte titre PEA). Ils estiment probablement pas suffisamment rentable la détention de parts dans les entreprises : lorsque le rendement est important, le taux de taxation est démesuré (et risque de l’être encore davantage demain). </p>
<p>En contrepartie, la probabilité de perte des capitaux n’est pas négligeable et ne donne alors pas droit à un crédit d’impôt. Ces ministres ont finalement pas mal de bon sens lorsqu’il s’agit de leur propre argent. Cette déclaration publique du patrimoine des ministres est une non-réponse à la question de l’honnêteté de nos gouvernants et elle n’apporte pas de nouveauté à l’administration fiscale. Les informations publiées par les ministres sont déjà connues de cette dernière par leurs déclarations de revenus et d’ISF, pour ceux qui déclarent plus d’1,3 million d’euros. Mais il n’y a pas la volonté de sanctionner le mensonge d’un autre point de vue que celui du droit fiscal, et c’est ce qui pourrait manquer face à une démarche de ce type, si on la juge nécessaire.<br />
Bruno Chevallet</p></div>
<div style="clear:left;"></div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
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